Une jeune fille a succombé à un malaise, entre 4 h et 5 h, au Looksor, à Clisson.On ignore encore ce qui a provoqué sa mort.
La tête entre les mains, il fond en larmes. « La petite... On a fait tout ce qu'on a pu. Tout ! Les pompiers, le samu aussi. » Thomas Franck, le gérant de la discothèque le Looksor, à Clisson, navigue entre douleur et colère. KO. Cette nuit, une adolescente de 16 ans a succombé à un malaise dans son établissement. « C'était une soirée tonus. Une fête organisée par des jeunes de 18-20 ans et pour permettre à des enfants du Secours populaire de partir à Eurodisney pour les fêtes. Alors, oui, on a laissé entrer des mineurs. Le samedi, on le fait pas. C'est affreux. »
La jeune fille, venue de Saint-Philbert-de-Grandlieu avec deux amis, passait une belle soirée. « Elle dansait, s'amusait. Puis elle a été prise d'un malaise vers 4 h, raconte le patron. Elle a été assise sur une banquette. Et elle est tombée en arrière. » Alerté par l'amie de la victime, l'encadrement du Looksor a aussitôt compris l'importance dumalaise. « On a téléphoné aux pompiers, le samu s'est mis en route et on a évacué les 360 clients. »
Autopsie
Le portier a porté les premiers secours, des médecins ont pris la suite. En vain. Vers 5 h, le décès était constaté. « Mon grand gars de l'entrée est dévasté. Il pense qu'il n'a pas réussi à la sauver... Mais les médecins lui ont bien dit qu'il avait fait tout ce qu'ilétait possible de faire. »
Hier après-midi, une autopsie a été pratiquée à Nantes pour essayer d'établir les causesde la mort. L'hypothèse d'unmalaise accidentel est privilégiée. Pourquoi est-il survenu ? La jeune fille souffrait-elle d'une fragilité ? Ses amis ont déclaré qu'elle avait bu deux vodka/Red-bull (un soda énergisant récemment autorisé à la vente en France). Des analyses toxicologiques sont en cours pour déterminer ce que la jeune fille a pu consommer dans la soirée.
Le Looksor, sanctionné par le préfet au printemps dernier, a démultiplié les efforts pour redevenir un lieu jugé fréquentable par les autorités. Le site internet de la discothèque fait référence au plan alcool dès sa page d'accueil. L'accès est interdit aux mineurs le samedi et l'entrée des capitaines de soirées est gratuite. « Que faire de plus ? se demande Thomas Franck. Fermer ? »
Après une hésitation, Thomas Franck a finalement décidé d'ouvrir son établissement hier soir. « C'est un choix difficile. Si on ferme on donne l'impression qu'on est coupables. Si on ouvre, on passe pour des gens indifférents... » Étouffant des sanglots, il prend en compte la douleur de la famille. « J'ai vu son père ce matin... Moralement, je suis responsable. Si un de mes enfants venait à mourir en boîte, je me jetterai sur le patron. Mais je pense que ce drame aurait pu arriver dans un mariage, une fête privée, n'importe où... » Les gendarmes ont ouvert une enquête.
Ou que tu sois, N'oublie jamais que nous continurons toujours de t'aimer. Tu resteras a jamais graver dans nos Coeurs.



